• Les motifs de déscolarisation


    Parfois, les motifs sont philosophiques, cela se comprend, nous ne nous étalerons pas...
    Mais parfois, certaines familles décident d'instruire leur enfant à la maison après une expérience de quelques mois ou quelques années à l'école, car elles n'ont plus le choix face à leur enfant qui s'éteint, qui s'ennuie ou qui se trouve en grande souffrance scolaire. Cela peut être lié à un profil particulier de l'enfant.

    Les motifs de déscolarisation

     

     

     

    La phobie scolaire

    La phobie scolaire ou refus anxieux scolaire est une peur incontrôlable a priori inexplicable qui empêche l'enfant de pouvoir aller à l'école pour des raisons apparemment irrationnelles, même si pour certains l'envie est toujours présente.

    Apparemment les cas seraient de plus en plus nombreux surtout chez les adolescents.

    Chez les jeunes enfants, cela se traduit souvent par des maux somatiques (maux de ventre, nausées, vomissements, diarrhées, vertiges, céphalées,...). Cela peut aggraver une pathologie organique préexistente (diabète, asthme, sinusite,...).

    Chez les adolescents, cela commence d'abord par un évitement progressif des cours de manière insidieuse, des abscences répétées de plus en plus rapprochées, puis des maux somatiques, palpitations, tremblements,...


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    Pour tous, les obliger à aller à l'école peut provoquer de grosses crises d'angoisses et de larmes voire de violentes réactions psychologiques ou physiques (difficultés à respirer, tachycardie, évanouissements ou tentative de suicide).

    Il existe 2 sortes principales de phobie scolaire :

    - celle qui trouve son origine dans un problème d'ordre psychologique. Elle peut être due à l'angoisse de séparation ou à une dépendance de l'enfant à la mère, mais aussi due à un choc affectif qui peut avoir son origine au sein de la famille (deuil, séparation, déménagement,...) ou au sein de l'école (moqueries, tête de turc, changement d'instituteur ou de camarades, troubles d'apprentissage passés inaperçus, situations d'échec répétées, peur de l'échec, anxiété de performances, racket, harcèlement, agression,...)


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    - celle conséquente à un problème d'apprentisage soit de précocité, soit de dysfonctionnement. Ces enfants se trouvent en décalage avec la norme. Ils livrent un réel combat pour rester dans cette norme et obtenir les résultats escomptés.

     



    Les enfants à profils spéciaux

    Ce sont les enfants souffrant de dysfonctionnements comme la dyslexie, la dysphasie, la dyspraxie,... Ces difficultés apparaissent, s'amplifient, s'atténuent ou disparaissent selon les méthodes employées. Au sein de l'école, il existe tant de malentendus entre le normal, la norme et le pathologique que les parents vont préférer avoir recours à l'instruction à la maison qui permettra d'apporter une pédagogie, du matériel, un rythme plus adapté à l'enfant. Cela permettra aux enfants, peu à peu, de reprendre confiance en eux et d'avoir l'assurance nécessaire pour affronter l'extérieur plus sereinement.


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    Les enfants porteurs d'un handicap


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    Même si la politique actuelle de l'école est d'accueillir les handicapés au sein des établissements, les parents rencontrent beaucoup de difficultés à faire accepter leur enfant handicapé dans les écoles de leur choix et c'est souvent dans des classes spécialisées loin du domicile...

    Dans les faits, l'IEF (Instruction En Famille) est interdite aux familles qui pourtant déploient énormément d'énergie pour leurs enfants. Sans polémique, il semble important de dire que l'administration contraint les familles à suivre l'avis d'une commission paritaire CAF-EN sur l'affection de leur enfant. Faute de quoi les allocations allouées à la famille en raison du handicap sont supprimées.


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    Malgré tout, l'instruction en famille est envisageable pour un enfant porteur de handicap. Les enfants de 0 à 20 ans relèvent de la CDES (Commission D'Education Spéciale) de leur département. Elle statue sur l'orientation des enfants, leur niveau de handicap, sur l'indemnisation et compléments versés par la CAF et autres prestations familiales.

    La CDES propose une orientation aux familles qui sont libres de l'accepter ou de la refuser. L'IEF n'est jamais proposée aux familles, mais il est tout à fait possible de soumettre ce choix à la commission. Cependant il faut bien préparer cette demande. Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le CISE (lien dans les associations nationales).


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    Les Enfants Intellectuellement Précoces (EIP)

    Qu'est-ce qu'un enfant précoce ?

    Les enfants précoces sont des enfants qui ont une forme d'intelligence particulière. De manière générale, ce sont des enfants qui parlent très correctement très tôt ou qui au contraire, préfèrent attendre pour mieux maîtriser le langage oral. Ils cherchent très tôt à comprendre le monde, à donner du sens aux choses et pour cela posent beaucoup de questions. Ils peuvent avoir un raisonnement qui les amène à trouver une solution à un problème très rapidement sans pouvoir l'expliquer. Ils ont souvent un problème d'écriture plus ou moins important. Pour mieux comprendre la spécificité et les difficultés de ces enfants, vous pouvez lire : "Le livre de l'enfant doué" d'Arielle Adda, Solar, 1999 ou "Les enfants à haut potentiel : caractéristiques cognitives et développementales. En quoi sont-ils vraiment différents ?" de Pascale Planche, Tikinagan, 2009.


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    Les enfants précoces à l'école

    Les statistiques de l'Education Nationale donnent actuellement le chiffre de 440 000 enfants précoces (ou "doués") dans le système éducatif dont 145 000 en échec scolaire.

    Si la majorité des enfants précoces s'en sort relativement bien au primaire, le fossé se creuse nettement au collège. En 3ème, un tiers des enfants précoces reste bon ou brillant, un autre tiers plutôt moyen tandis que le dernier tiers se trouve en échec scolaire.

    Depuis 25 ans, les associations de parents d'enfants précoces se battent pour obtenir des aménagements spécifiques de leur scolarité, mais les quelques classes ou lycées-pilotes créés par le Ministère ne sont que des îlots qui ne pourront pas accueillir tous ces enfants naufragés.

    Souvent contre l'avis des instituteurs, des psychologues scolaires et divers spécialistes, de plus en plus de parents choisissent la déscolarisation. Beaucoup de parents témoignent de la souffrance, de l'angoisse, des troubles somatiques et parfois même des régressions intellectuelles massives de leur enfant doué. Ces enfants rencontrent parfois l'incompréhension des enseignants face au fait qu'ils savent plus de choses que les enfants de leur âge, face à leurs nombreuses questions, face à leur langage trop souvent "adulte".


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    Les enfants précoces ont fréquemment des difficultés graphiques (écriture lente, peu lisible), ce qui accroît les problèmes d'adaptation aux exigences scolaires et déroute encore plus les enseignants.


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    Les enfants précoces instruits en famille

    Les parents qui ont fait le pas de sortir leur enfant de l'école, disent combien ce dernier est transformé après quelques mois seulement à la maison, comment il a retrouvé la simple joie de vivre et le goût d'apprendre, tout en étant plus disponible pour des relations détendues avec les enfants et les adultes qu'il rencontre. L'enfant à la possibilité de "se nourrir" à la hauteur de son attente tout en étant soutenu par ses parents qui pourront l'aider efficacement à structurer ses apprentissages. Ces enfants ont tendance à papillonner, il est important de les encourager à approfondir les sujets. De plus, ils ont besoin de se sentir dans une relation d'égal à égal, les recherches communes sont un vrai plaisir pour eux et comblent en même temps leur affectif très exigeant. Pour les parents, l'instruction à la maison a vraiment sauvé leur enfant...

    Source CISE

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    En ce qui nous concerne, Tim et Théo sont des enfants précoces et c'est pour cette raison que nous avons opté pour l'instruction en famille...

    Après 2 mois et demi de pratique seulement, nous constatons que nos enfants reprennent une forme de confiance en eux, même si tout n'est pas gagné. C'est un défi que nous souhaitons relever en famille...

    Lorsque nous avons rencontré leur ancienne maitresse (très compréhensive), nous lui avons dit qu'il était temps pour nous d'assumer nos responsabilités en tant que parents et de porter les particularités de nos enfants. Nous sommes heureux et épanouis de vivre cette merveilleuse aventure.

    Tim et Théo sont suivis par une psychologue spécialiste des enfants à haut potentiel. Elle est extrêmement compétente et nous invitons les parents de notre région en proie aux doutes concernant leurs enfants, à la consulter :


    Stéphanie Bénard, 33 rue de Belfort, 33000 BORDEAUX

    05 57 81 73 26 / 06 76 08 62 95


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